JUDO CLUB CAPDENAC-GAREDiscours de remerciements lors du pot de l'amitié des 50 ansC’est le 26 septembre 1958 que le Journal Officiel de 50 ans d’existence, cela fait de notre association l’une des plus anciennes de Capdenac-Gare, 50 ans au cours desquels vous tous, ici présents, avez apporté votre contribution, 50 ans d’épreuves sur et en dehors des tatamis. 50 ans dont nous avons d’ailleurs essayé de résumer les étapes importantes, grâce à nos maigres archives mais surtout grâce à certains d’entre vous qui ont bien voulu fouiller dans leurs souvenirs afin de pouvoir agrémenter les grilles d’exposition. Il n’a pas été facile de tous vous retrouver, beaucoup s’étant éloignés de la cité cheminote et nous tenons à vous remercier vivement d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation. Merci à nos complices : 3 pionniers du Judo-Club (Raymond PAILLASSE, Georges ROUCAL, René REDOULÉS.) mais aussi Josiane LACRAMPE, Claude MEYNIEL, Ginette DELHON, Karine LACOMBE, Valérie MAURAND, Muriel BIOULAC… pour ne citer qu’eux. Nous avons également une pensée pour ceux qui, malheureusement, nous ont quitté : Je voudrais citer notamment M. ARIAS, ancien professeur et pilier du club durant de longues années. Un grand merci également à MM. Denis PAGES, Président de l’Office Intercommunal du Sport de « Figeac Communauté », Roland GAREYTE, Président de la commission Sport de « Figeac Communauté ». M. Roland GIRBAL, Président du Comité Aveyron Judo, m’a demandé de l’excuser. Merci également -à la presse locale, - aux dirigeants des associations sportives capdenacoises, -aux artisans et commerçants pour leur précieuse aide financière, -à Nadine, Murielle, Isabelle, Chantal et Cécile, les 5 « drôles de dames» qui m’entourent au sein du bureau. Je lance d’ailleurs un appel : si d’autres hommes veulent me rejoindre, ils sont les bienvenus… -merci encore à leurs conjoints, toujours disponibles. -à Rosy et Pascal, les deux professeurs du club (J’en profite pour excuser Pascal MARCENAC, retenu à l’Assemblée Générale du Comité Lot de judo dont il est le trésorier), - aux parents, pour leur investissement tout au long de la saison, - et enfin à ceux qui vont devoir véhiculer les valeurs du code moral du judoka durant ce nouveau cinquantenaire ; nos 27 élèves. Ils sont faciles à reconnaître ; pour ne pas les égarer, nous les avons habillé aux couleurs de l’événement. Si certains d’entre vous souhaitent acquérir un tee-shirt identique, qu’ils n’hésitent pas à nous contacter. J’espère n’avoir oublié personne. Je vais en terminer par deux informations avant de vous inviter à lever le verre de l’amitié : -« -Enfin, si certains souhaitent reprendre du service et remettre le kimono, sachez que nous sommes prêts à relancer une section « adultes ». Nous avons tenté, en vain, de le faire en septembre dernier. Voilà, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un joyeux anniversaire et donnons nous rendez-vous dans 50 ans pour tourner ensemble la page du Centenaire du Judo-Club Capdenacois . Merci à vous.
A.DESGOUTTES. Article ajouté le 2008-06-05 , consulté 25 fois Commentairesredoulès René le 05/10/2008 à 11:52:11J'ai apprécié votre sincère et cordiale invitation. Rendez-vous dans 50 ans. Oui, vous faîtes bien de prévenir à l'avance au cas où je serais très loin d'ici, en stage intersidéral. Je suis très heureux d'avoir revu quelques anciens et surtout d'avoir appris que tous sont encore de ce monde. Peut-être serait-il bon que figure sur ce site un peu plus que leurs noms? Je ne suis pas parmi les fondateurs du club. Lorsque je me suis présenté devant eux, fin 1961, je n'en menais pas large. J'avais 19 ans et je venais leur proposer une discipline concurrente. J'ai trouvé un accueil chaleureux de la part de MM Hermoire, Roucal, et Paillasse. M. Hermoire a été tout de suite intéressé par les techniques de karaté. Il accordait une place de choix à la self défense. Il avait appris le judo sous l'égide même de maître Kawaishi , alors qu'il était à l'armée dans les commandos de marine. Il faisait office de moniteur, étant 1er kyu. La direction technique était assurée alors par maître Guiral de Toulouse qui apporta la technique Kodokan. Il ne devait pas venir souvent, étant donné les maigres finances du club. Je ne l'ai jamais vu au dojo. Je l'ai rencontré plus tard et j'ai eu l'impression que pour lui les capdenacois étaient un peu comme les irréductibles gaulois... M. Paillasse autant que je me souvienne était selon les besoins secrétaire, trésorier, moniteur et j'en oublie. J'ai beaucoup appris de lui. Cela ne concernait pas les techniques du judo mais bien la vie, par ses anecdotes. Puis maître Isidore Carbajo, du Judo-Club Carmauzin, donna par son charisme et sa grande disponibilité une importante impulsion au club. Il m'a fortement appuyé au sein de la ligue pour que la section karaté soit validée. Cependant, entre deux venues de maître Carbajo, le club manquait cruellement de moniteur et c'est l'élève le plus gradé qui menait les entraînements de judo. J'ai vu quelquefois un ceinture orange mener l'entrainement sans qu'il y ait la moindre contestation ni le moindre bavardage. Je me souviens en particulier de M. Mazet qui assuma le rôle de moniteur dès sa ceinture verte avec beaucoup de dévouement. Ensuite, Michel Batédou, CN, de retour à Capdenac put assurer un enseignement régulier et planifié. Une page se tournait de l'époque héroîque. Avec lui, à l'nvitation de la préfecture et de maître Saquet, je participai à la création du Comité Départemental de Judo sans bien mesurer à l'époque l'importance de celui-ci. Les entraînements avaient lieu dans une salle du Dépot SNCF rue Arsène Lugan. S'il y avait un vestiaire, point de douche ni sanitaire. Il fallait aller en catimini utiliser les installations des cheminots. La salle étant exigue, il fallait exécuter les chutes avant un à un, en travaillant par files. Il faisait chaud l'été et si on se gelait bien l'hiver en arrivant, on partait tout suants. A la belle saison, les karatéistes (oui car à l'époque, kararéka=professionnel) adoraient s'échauffer en effectuant en courant et pieds nus(chemin pierreux à souhait) un aller retour au stade de Lasfargues où quelques tours de piste les attendaient. L'entrainement continuait alors dehors entre les massifs. J'ai été surpris de trouver l'actuel dojo à la place de l'ancienne salle des fêtes, dans le groupe scolaire qui m'est très cher puisque j'y ai été élève puis un court temps enseignant. J'ai été impressionné par sa grandeur. Pas de comparaison avec le dojo du dépot. Peut-être tout n'est-il pas comme vous le souhaitez au point de vue confort mais je formule le voeu que vous puissiez conserver toujours un dojo (presque) indépendant. Tot ou tard les municipalités proposent un gymnase dont l'occupation est minutée. Il faut attendre la fin du cours précédent, et s'il s'agit d'activités scolaires , l'horaire n'est pas garanti . Avant la fin de votre entrainement se profile bruyante la population du cours suivant. Adieu la disponibilité d'esprit, la concentration qui sont à la fois base et le but de la pratique martiale. Bien sûr le confort est tout autre. Il y fait toujours trop chaud. Notre salle était petite mais c'était la nôtre. J'y passais des après-midi entières. J'y révisais ce que j'allais apprendre à Paris auprès de Maître Plee. En voyant le professeur, Mme Campargue et ses jeunes élèves, nous les anciens, nous sommes trouvés rajeunis. C'était comme si nous y étions. Le travail des chutes nous rappelait les nôtres sous la férule de M. Hermoire. Cependant d'autre part tout était différent. Il se dégageait de la démonstration une harmonie d'ensemble à laquelle j'ai été sensible. Le travail au ralenti, et surtout celui en musique montrent une autre facette de l'art qui prone "amitié et prospérité mutuelle". La population des pratiquants a bien évolué. La section karaté ne comportait que des adultes. Les ages étaient mieux répartis en judo. Il n'était pas rare que le jeune pratiquant finisse par convaincre son père d'endosser le kimono. Il y eut des années où l'élément féminin était bien représenté. Je dus cesser de faire acte de présence régulière fin 1968 et je quittai définitivement le club en 1970. J'obtins mon diplôme d'état, option karaté, en 1972. Il y a dans mes souvenirs sûrement beaucoup d'inexactitude et d'imprécision. Je serais heureux de les voir corrigées. Redoulès René LiensVoir les articles de la catégorie " 50 ANS DU CLUB 31/05/08 "Retour aux articles |